La maladie...un arrêt obligatoire vers le bonheur?
- Isa

- 3 sept. 2018
- 5 min de lecture
28/08/2018 Isa

C'est vrai que « mieux vivre » et « maladies » vont pas vraiment ensemble. Ça peut avoir l'air bizarre au premier coup d'oeil. Pourtant, c’est le message que j'souhaite faire passer à travers mon article : présenter une autre approche d'la maladie, une autre manière d’appréhender ces « maux » qui viennent tout d'un coup chambouler nos vies.
Et si ces maux arrivaient pas par hasard ? Pis s'ils avaient un message à nous faire passer ?
J'te raconte ici ma propre expérience de résilience et j'te présente les clés qui m’accompagnent chaque jour...
Descendre de son nuage
Bien sûr, le terme « heureuse » n’a pas toujours été de mise. J'ai toujours cherchée plus, en faire plus, aimer plus, travailler plus, plus, plus, plus...et ce, dès le début de ma vingtaine. Je crois, non non! c'est plutôt: JE SAIS, que je cherchais dans l'fond à vouloir plaire à tous l'monde peu importe la sphère de ma vie. J'peux t'dire une chose: ça gruge de l'énergie en titi de vivre en fonction des autres pis de vouloir s'faire aimer à tout prix!! Non seulement ça gruge, mais tu descend d'un nuage en maudit quand tu sais que ça ne fonctionne pas ou que la personne ne t'aime pas!
Où j'veux en venir avec ça? et bien un jour, j'ai frappé un mur comme on dit. Et oui, pis vraiment fort à part de ça! par qui? par quoi? LA MALADIE ! Suite à une séparation et un manque de confiance en moi, s'en ai suivi une multitude de fois où j'ai dû me résigner à rester coucher dans mon lit, vouloir rien foutre. Mais un jour, l'alarme a sonnée, ce fût let's go à l'hôpital! résultat? crise de foie, on m'opère et on m'enlève la vésicule biliaire. Bah...c'est normal, ca arrive à tous l'monde que j'me suit dit. Un mois plus tard j'suis au travail, comme avant, comme si rien s'était passé, et je travail, travail, travail...je ''m'étourdie'' et ma ''plog'' est toujours sur le chargeur.
Là où tout a commencé
Un an plus tard, j'suis, disons-le, ''correct''. Mais je suis HYPER fatiguée et ça m'amène à me dire que j'suis dû pour des vacances mais en revenant de mon opération à la vésicule j'avais été inscrite sur une liste d'attente pour me faire opérer l'épaule car elle m'empêchais de faire mes activités et ça nuisais aussi à mon travail sans compter les douleurs que ça me causaient.. Donc, j'me suis dit que j'demanderais pas de vacances puisque de toute façon j'allais être surement en arrêt 2-3 mois. Hiiiii boboy!!! ça pas été le cas pentoute!! Alors voilà où tout à commencé...
J'suis assise devant la tv, j'écoute ma série préférée sur Netflix, le bras dans mon harnais, en pyjamas et ma doudou. Il est 2hres de l'après-midi. Boom! J'vois plus rien, n'entend plus rien. Il fait noir. Ça dure 2 secondes à peine, mais assez pour me déstabiliser complètement. Isa la fille forte est pu là, disparue, nada. C'est juste moi, avec moi. J'me suis mise à pleurer comme un déluge de pluie, un ouragan de pleurs, une tornade d'émotions d'une force inimaginable, que tout s'est effondré en moi. Le lendemain de l'effondrement, le calvaire commença...du moins, c'est ce que je pensais...

Les bebittes
Du 20 juin 2017 à aujourd'hui même, je côtoie la maladie. Mais tu sais quoi? c'est ma meilleure amie ( je t'explique ça bientôt). Migraines à répétition, vomissements, brulements d'estomac, cancer du col de l'utérus stade 1, nodule à un poumon, apnée du sommeil, fatigue chronique, problème de peau sèche, dépression, hypersensibilité, irritabilité et tout ça, sans compter mon épaule qui me fait souffrir et qui s'est transformé en capsulite et dont j'ai dû subir 4 arthrodistension et une mobilisation sous anesthésie pour finalement se rendre compte que j'ai un tendon de déchiré , une hernie cervicale et on croit que j'ai des tissus cicatriciels de formés autour de mon épaule, alors je dois repasser ( oui oui ! ) une autre IRM et échographie, parce que tsé, c'est une roue qui tourne s't'affaire là!!
Tous ces bobos là m’on remuée, dérangée dans ma zone de confort. Au départ, j’ai décidé de l’ignorer, de continuer comme si de rien était. Pis j'les ai détestés, haïe… J’ai voulu les combattre, les vaincre ! Pis un jour, j’ai choisi de les écouter. Que voulait me dire toutes ces ''bebittes'' là ? Pourquoi elles étaient là ? Moi qui avait jamais été malade de ma vie. Mes ''bebittes'' m'ont alors emmenées dans un voyage à la découverte de moi-même, de mon passé, de mes blessures émotionnelles, de mes blocages … Un voyage qui n'est pas terminé mais qui déjà, me rend plus confiante et plus en harmonie avec moi-même.
Le message
J'me suis rendue compte que mes ''bebittes'' étaient un message pour aller vers une nouvelle vie, vers un véritable apaisement et pour désormais apprendre à m'laisser guider par elles ! En guérir physiquement, peut-être pas tous, mais guérir de mes blessures émotionnelles, de mes névroses, de mes peurs, ça c’était possible et c’est vers ce chemin là que j’ai choisi d’aller.J’ai alors choisi de regarder toutes ces ''bebittes'' non pas comme un drame et une fin en soi, mais comme un nouveau départ et comme de véritables alliées.
Pis, j'me suis demandée : qu'esce que j'pourrais faire de ce voyage, de cette traversée ? J’aurais aimé connaitre toutes ces choses là dès le début d'ma vingtaine, j’aurais aimé avoir cet espoir que je ressens aujourd’hui quand on m'a annoncé mon premier bobo. Peut-être que cette traversée aurait été moins difficile, moins douloureuse. Certaines étapes (choc, déni, colère, tristesse) auraient pas pu être évitées mais si quelqu’un m’avait donné des outils dès l'départ et m’avait montré qu’il y a une belle lumière au bout de ce sombre tunnel, c'est sur que ça m’aurait aidée.
Autrement dit, la maladie, lorsqu'elle te frappe, écoute-la! elle est pas là pour rien! Moi elle a été assez direct merci! Elle a pas eu le choix, elle savait que si elle m'envoyait juste 1 bobo ça ne m'arrêterais pas alors elle s'est dit: ''ah ouin? et bin pas le choix, elle, on l'ensevelis de ''bebittes''!! Pis ça l'a marché. Pendant 1 an j'suis pas sortie de chez moi, j'me suis isolée, j'ai pleurée, cessée de manger ou presque, le goût de rien faire, toujours fatiguée...tout le poids du monde était sur mes épaules.

Ce qu'il faut comprendre
Donc j'ai dû apprendre à demander de l'aide, accepter l'aide des autres, accepter que je ne suis pas parfaite, accepter que je peux faire des erreurs, accepter que c'est pas tout le monde qui m'aime, accepter de rester moi-même sans jouer de game, accepter que j'suis pas aussi forte que j'le laisse prétendre, apprendre à dire non et respecter mes limites, apprendre à écouter les signaux que mon corps m'envois. Aujourd'hui j'comprend et aujourd'hui, à 43 ans, j'me respecte.
J'me serais jamais crue capable de m'lancer dans un blog, de « publier » mon histoire, alors qu'on me disait tout le temps de la raconter. On m'disait '' tu devrais écrire Isa '' Mais, un jour, j’ai commencé à écrire …. et j'pouvais plus m’arrêter. Et c'est aujourd'hui que ça c'est produit. Je remercie donc la maladie, les bobos ou les'' bebittes'', appelle ça comme tu veux, parce que grâce à ça, je frôle le bonheur, je sent que j'y suis presque! Je sais qui j'suis, j'me respecte et j'sais imposer mes limites autant aux autres qu'a moi-même.
Bref, j'te dit pas que j'te souhaite d'être malade pour te sentir mieux , mais si tu es comme moi et que tu sais pas t'arrêter quand il faut, que tu t'écoute pas, je crois qu'il serait temps de tirer ''sa plog'' comme on dit. Arrête-toi pour prendre le temps de respirer, de t’écouter, de t’observer dans le tourbillon de la vie, pour mieux repartir...
Prend soin de toi
xxx


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